Nutrition : les idées reçues

Nutrition : les idées reçues

Faut-il boire une boisson d'attente avant l'effort ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une boisson d’attente ?

Une boisson d’attente, comme son nom l’indique, c’est une boisson que l’on prend en attendant son épreuve. Afin d’être la plus efficace possible, la boisson d’attente a pour but de maintenir l’hydratation, prévenir l’hypoglycémie et aider l’athlète à gérer son stress.

Benoit Nave quel est ton avis à propos de cette boisson ?

B : « Ayant fait de la compétition à haut niveau il y a 30 ans, on prenait des boissons d’attente. A cette époque, notre alimentation était de mauvaise qualité et par conséquent on avait une mauvaise régulation de la glycémie naturellement. Le stress précompétitif nous faisait baisser de façon un peu trop marquée la glycémie et on n’était pas du tout capable de gérer ça correctement. Dès lors que nous prenons soin de notre alimentation, la boisson d’attente devient inutile. En effet, si notre alimentation n’est pas trop riche en sucre, nous sommes moins sensibles au stress. »




 

Les Gels énergétiques sont-ils bons à consommer ?


Le gel énergétique, kesako ?

Le gel énergétique est un produit concentré en glucides tels que le glucose, le fructose et la maltodextrine. Ces glucides, sont qualifiés comme glucides à assimilation rapide, par conséquent la stabilisation glycémique au cours de l’effort est difficile. De plus, ces gels consommés en une seule prise, provoquent souvent des troubles intestinaux, une grande crainte chez les coureurs. Il est donc préférable de favoriser la prise de boissons énergétiques lorsque la prise de barres est compliquée. 

Benoit quel est ton avis à propos des gels énergétiques?

B : « En effet, tout dépend de l’intensité de l’effort, il y a des niveaux d’effort pour lesquels la mastication est impossible. Si on prend l’exemple d’un 10kms sur route d’une durée de 30 min, à 90-95% de notre fréquence maximale sur l’ensemble de la course, ce n’est pas envisageable de mastiquer, bien entendu. Moi, si je cours un semi-marathon en 1h10, je ne vais pas avoir envie de manger une barre entière. L’hiver dernier, j’ai couru la Pierra Menta qui est une épreuve de ski alpinisme, les étapes durent environ 3 heures, je peux me permettre en haut de chaque ascension de croquer un morceau de la barre avant d’entamer la descente par exemple, et je peux faire la même chose en trail. Sur une course de 40 kms en trail, je peux me permettre de ralentir une quinzaine, une vingtaine de secondes pour mastiquer un bout de barre, ça ne va pas me poser de problème.  Et d’ailleurs, juste pour information, j’entraîne des coureurs de très haut niveau, dont un qui a gagné le 80 kms du Mont-Blanc cette année, et il l’a gagné en mangeant quasi exclusivement nos barres. »

  

Bière après l’effort mythe ou réalité ?


B : « Après un effort, le corps est déshydraté, l’apport d’alcool entraine une diurèse importante et va par conséquent amplifier cette déshydratation. Lorsque j’entends que la bière est bonne pour la récup’ parce que ça contient un peu de sucre, c’est simplement pour se donner bonne conscience... »

Certes, la bière contient des vitamines B6 et B12 ainsi que des minéraux, un peu de magnésium, potassium et quelques acides aminés mais ce n’est pas pour autant qu’elle est bonne pour la récupération ! 

L’alcool déshydrate, mais du coup la bière sans alcool c’est bon ?

Attention, les bières dites sans alcool contiennent quand même de l’alcool, plus ou moins un degré. Uniquement les bières avec une indication 0,0% d’alcool, n’en contiennent pas, mais c’est plutôt rare.

Si j’ai bien compris, je n’ai plus le droit de boire une petite mousse ?

Il est normal de vouloir se faire plaisir après l’accomplissement d’un effort, mais l’idéal est de ne pas consommer de bière dans les deux heures qui suivent l’effort. Il est également préférable de prendre une bière inférieure à 5 degré d’alcool et en consommer en petite quantité, 25cl sont suffisant !

 

Sources : Testeurs Outdoor / U-Run / Ouest France

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