La nutrition à l'approche d'une compétition

La nutrition à l'approche d'une compétition

« Les trois ou quatre dernières semaines avant l’objectif doivent vous permettre d’affiner votre condition physique. Encore quelques sorties longues ou  épreuves de préparation, quelques entraînements où l’intensité sera privilégiée, une semaine consacrée à la récupération et le jour J vous devriez être fin prêt. Cette préparation peut être largement optimisée par l’application de quelques astuces nutritionnelles découlant de nécessités physiologiques.

En effet il faut, pour être performant, allier une parfaite intégrité énergétique et plastique à la gestion du poids optimal à atteindre ou à maintenir. L’affûtage ne concerne en effet pas seulement la condition physique.

Pour supporter l’entraînement programmé, pour que chaque sortie soit efficace, il faut que les cellules musculaires, d’un point de vue énergétique et structurel, aient récupéré leur potentiel maximal avant chaque séance intense et/ou longue afin que la séance soit menée à bien physiologiquement et psychologiquement.








Rappelons qu’au seuil physiologique, limite au-dessus de laquelle on ne peut poursuivre un exercice sans être assez rapidement en dette d'oxygène, le  quotient respiratoire (QR) est égal à 1. Donc  100 % de l'énergie fournie à la cellule musculaire provient du glycogène. Cela  signifie que ce carburant est le carburant de la performance. Pour un quotient respiratoire de 0,85, le glycogène représente encore 50 % des sources d'énergie utilisées par le muscle. Une sortie en endurance entraîne donc, aussi, une perte certaine des stocks en glycogène.

Or il faut savoir que des séances d’entraînements longs et/ou intenses accomplies avec des réserves en glycogène régulièrement entamées seront non seulement accomplies dans la douleur, pour autant qu’elles soient accomplies comme prévues, mais feront apparaître des modifications importantes de certains équilibres hormonaux essentiels. Ces modifications pouvant entraîner une fatigue, une perturbation du sommeil, des carences minérales, une baisse de la force musculaire, une impossibilité à franchir un certain seuil d’effort, etc.

Disposer de stocks de glycogène élevé  avant chaque séance intense ou longue s'avère donc capital. La sensation d’épuisement de fins de séances n’est pas forcément un gage de qualité de travail (séances à jeun possible), il faut donc que ces  séances soient  effectuées avec grande prudence.

Parallèlement il faut aussi assurer une réparation des structures protéiques qui ne manquent pas d’être affectées lors des périodes d’entraînement un  peu chargées en volume et/ou en intensité. Ces structures sont composées des muscles et des protéines immunitaires. Lorsque l’anabolisme protéique est perturbé en période d’entraînement plus intense ou plus long qu’à l’accoutumée, un affaiblissement de la force musculaire et une fragilisation du système immunitaire sont probables. On a tous lu ou entendu combien les athlètes au sommet de leur forme sont fragiles !

La fonction intestinale est une autre grande fonction à préserver ou à rééquilibrer, elle doit assurer une grande partie de notre immunité (80% !), la moitié du potentiel de détoxication (sinon le foie prend le relais…), l’assimilation des nutriments (sinon ce sont les carences qui s’installent). Or cet équilibre est délicat à préserver et les fréquents soucis gastro-intestinaux vécus par les athlètes d’endurance et encore plus d’endurance extrême  en sont le témoin. En effet les alternances de privation d’irrigation sanguine (ischémie) en cours d’effort et d’hyper-vascularisation dans les heures qui suivent lorsqu’il faut digérer les calories ingérées, sans compter les chocs mécaniques à chaque impact en courant,  mettent à rude épreuve une écologie intestinale fragile naturellement!

On estime que dans les pays occidentaux, passé 30 ans, il y a peu de chance de rencontrer un individu à la flore intestinale équilibrée.

30 à 50% des coureurs d’ultra (trail, 100kms, marathon, triathlon longue distance, Ironman, …) souffrent de troubles digestifs.

Certains de nos ambassadeurs, ont pu apprécier la digestibilité de nos produits lors de grands évènements sportif récents et où ils ont pu briller. En effet,  nos barres favorisent grandement la digestion chez le sportif en effort grâce à trois aspects principaux : le  « vegan », le « sans gluten » et la « cuisson crue ».

Tout d’abord nos barres sont « vegan » c’est-à-dire qu’elles ne contiennent ni protéine de lait, ni petit lait. Or, nous savons tous que le lait et ses dérivés sont souvent mal digérés par les sportifs. Nos barres offrent donc un confort de digestion inégalable.

Concernant le « Sans gluten », aucun de nos ingrédients ne contient de gluten (toutefois, des traces de gluten liées à la fabrication dans nos ateliers sont possibles). Il faut savoir que le gluten présent dans les protéines céréalières qui ont envahi l’alimentation moderne et industrielle est de moins en moins bien toléré par nos organismes et provoque de manière récurrente des acidités. Nous avons donc fait le choix de l’éliminer des recettes de nos barres afin de faciliter la digestion des sportifs.

Enfin, pour l’aspect « Cuisson crue », nos ingrédients sont travaillés à une température inférieure à 40°C. Pourquoi une cuisson inférieure à 40°C ? Tout simplement parce qu’au-delà cela entraine la destruction de certains enzymes qui contribuent à la bonne digestion. En l’absence de ceux-ci, les organes du système digestif doivent redoubler d’intensité. Ceci engendre une perte d’énergie supplémentaire pour un sportif. De plus, au-delà de cette température, la cuisson altère certain nutriments des aliments comme les vitamines et les minéraux qui sont indispensables aux performances sportives de longue durée. »

 

Benoît Nave – Nutritionniste chez Baouw!


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