Les bienfaits d’une alimentation sans gluten

Les bienfaits d’une alimentation sans gluten

Nos intestins, depuis l’après-guerre, ont été malmenés par l’introduction massive de la chimie dans l’agriculture et donc dans nos aliments. Nous ne sommes pas tous égaux, notamment, face à la gestion du gluten moderne. Comment savoir si tu as une sensibilité à cette protéine contenue dans certaines céréales ? Le gluten, avec ou sans ? Baouw t’aide à y voir clair.

 

Tout le monde n’est pas concerné mais le gluten moderne est souvent très mal toléré par les organismes. Le corps ne sait pas « casser » les briques qui le composent, de manière à l’intégrer sans heurt.

Alors comment savoir si ton propre organisme est moyennement d’accord pour absorber du gluten ? Quelques signes doivent amorcer un début de réponse.

 

Quand on mange du gluten, on peut avoir (et/ou)

  •  Maux de tête
  •  Réactions urticantes (ça te gratouille régulièrement sans raison)
  • Rhinites (nez qui coule)
  •  Allergies diverses (rhume des foins, asthme…)
  •  Maux de ventre
  •   Diarrhées
  •  Douleurs articulaires
  •  Fatigue
  •  Anémie
  •  Herpès labial
  •  Verrues
  •  Molluscum…

 

Ce genre de symptômes doit te mettre la puce à l’oreille et le gluten au rebut. Une bonne façon de procéder est d’y aller en faisant des tests : exclure le gluten à 100 % pendant trois semaines et constater les éventuels changements. Attention, une prise de gluten, une seule, perdure pendant trois semaines dans l’organisme… « C’est coûteux, certes, comme changement d’habitudes » avoue benoit Nave, nutritionniste Baouw, « mais il faut voir ces signes de façon positive : c’est que ton corps sait encore réagir et t’envoyer des messages, des signaux simples, des alertes pas encore trop douloureuses, pour te signifier que ce type d’aliment ne te convient pas. Et qu’il te demande d’arrêter d’en consommer, pour sortir de l’inflammation chronique (très important puisque c’est elle qui mène à des problèmes de santé majeurs). Tout cela étant à modérer, notamment par le fait que certains produits de qualité sont bien tolérés, eux. Notamment en bio et, par exemple, des pains façonnés à l’artisanale avec des farines de blé ancien. »

 

Alors, Benoît, si tout le monde n’est pas concerné, pourquoi exclure le gluten des barres Baouw ?

« Parce que même si on n’est pas intolérant ou sensible, le gluten à l’effort ne « passe » pas bien. L’intestin est déjà fragilisé par la pratique sportive et perd de ses capacités à dégrader correctement des molécules aussi complexes que le gluten actuel. Donc autant s’en passer et préserver l’organisme. À ce sujet, j’insiste vraiment : même si tu n’exclus pas le gluten de ton alimentation quotidienne, exclus-le au moins lors des derniers jours d’avant-course. Et surtout exit la pasta party de la veille : un non absolu ! Le gluten à l’effort ferait l’effet d’un ballon couvert d’épines à l’intérieur de votre intestin : très irritant ! »

 

La patate douce, alliée d’une alimentation santé et sans gluten, mais pas sans gourmandise. 

Je mange sans gluten :

• De la patate douce

• Du riz

• De la pomme de terre

• Du « Pain des fleurs » (tartines bio craquantes au pois chiche)

Supprimer le gluten de son alimentation, c’est un aussi un choix qui peut te permettre d’améliorer tes performances sportives. Notre ambassadeur traileur Luc Démaret en témoigne :

« Les produits contenant du gluten (pates, pains, brioches, ...) constituaient la majorité de mes repas. Je ressentais inconfort général au quotidien (sensations de lourdeur, douleurs abdominales et ballonnements). Ces symptômes se sont intensifiés quand j’ai augmenté ma pratique sportive à partir de 2015 pour préparer au mieux mes objectifs en trail / running.

Dès lors que la charge et l'intensité des efforts augmentaient, les douleurs abdominales devenaient de plus en plus insupportables. J'ai donc retiré en février 2017 le gluten de mon alimentation et j'ai gagné près de 2km/h de VMA avec des gênes qui ont totalement disparu. »


L’avis du nutritionniste Baouw : " Il est courant de sentir une amélioration mais on me l’a rarement quantifié et chiffré précisément, le témoignage de Luc est très intéressant. Gagner 2 km/h de VMA en ayant simplement arrêté de consommer des aliments riches en gluten, c’est considérable. Cela représente au moins 10 et 15 % de gain. Pour comparaison, l’EPO permettrait un gain de 7 à 8% seulement."

 

Gluten et alimentation bio


Il y a gluten et gluten ! Les aliments de qualité, notamment certifiés Agriculture biologique, sont bien mieux assimilés. Leur process de fabrication sont souvent plus proches des méthodes ancestrales qui laissent plus de temps aux « briques » de gluten de se décomposer et ainsi augmentent les chances qu’elles soient absorbées correctement par l’organisme et donc mieux tolérées. Donc, à choisir, je consomme des pâtes traditionnelles choisies en bio. Les magasins bio sont, de toute façon, les amis de ceux qui veulent largement diminuer la part de gluten dans leur alimentation. Leurs rayons regorgent de propositions (il faut juste « faire vos essais » car certaines pâtes, par exemple, sont bien meilleures que d’autres et, par ailleurs, leur temps de cuisson est très important. Bon, de tout façon, consommer les pâtes al dente permet de baisser leur charge glycémique donc, avec ou sans gluten, on les cuit ainsi !). La vraie difficulté, quand on se passe de gluten, c’est la petite baguette de pain blanc, assez irremplaçable en version sans gluten. Mais quand on sait qu’une baguette « pèse » 50 morceaux de sucre, on a un tas de bonnes raisons d’apprendre à s’en passer…


D’où vient notre incapacité à bien tolérer le gluten ?


« Nos organismes n’ont été que très peu exposés à ces protéines jusqu’à une période très récente de notre histoire, soit il y a environ 11 000 ans » rappelle le nutritionniste des barres énérgétiques bio Baouw. Le début du néolithique est la période d’apparition des cultures, permises par la sédentarisation. »

Au cours de ces  quelques millénaires, les blés cultivés (proche du petit épeautre ou du blé « Kamut ») ne contenaient que peu de gluten (6% seulement). Depuis une cinquantaine d’année, afin de faciliter les préparations alimentaires à base de blé (pain, pâtes…) mais aussi de faire « gonfler les aliments » (qu’on paie au poids, en réalité), on a sélectionné, croisé,  et finalement obtenu des blés beaucoup plus riches en gluten. On le consomme, de plus, sous de multiples formes de nos jours : pain, pâtisseries, céréales au petit-déjeuner, sandwich, pizza, viennoiseries, etc. tout au long de la journée. C’est d’ailleurs ce gluten qui confère à ces produits leurs textures un peu élastique, onctueuse. Notre corps n’est tout simplement pas prêt à ces orgies de gluten ! •

 

Par Myriam Cornu

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