Canicule et effort : quand gérer rime avec gagner

Canicule et effort : quand gérer rime avec gagner

La victoire de Xavier Thévenard sur le 90 km du Marathon du Mont Blanc vient encore nous enseigner quelques petits trucs. La puissance du mental, notamment. La victoire du cerveau. La gestion de la nutrition. Le fait de s’alimenter même si on n'a vraiment pas faim (et vraiment trop chaud). Xav te refile ses astuces pour bien gérer ton effort, réussir ta prochaine course et améliorer tes résultats (et ta récupération, au passage).

Par Myriam Cornu, journaliste

  

Un chrono chaud, chaud, chaud !

Aligné sur le 90 km, Xavier Thévenard, notre ambassadeur Baouw, a remporté l’épreuve (un terme bien adapté au contexte de canicule qui a « baigné » les courses chamoniardes) en 11 heures et… 4 minutes ! « Je voulais faire moins de 11h, pour améliorer mon chrono de l’édition 2017 (11h03) mais les conditions de course étaient alors bien plus aisées. Alors je suis pleinement satisfait de ma victoire, il fallait déjà aller la chercher, celle-là ! » Son coach, Benoît Nave, estime que « cela vaut 10h45, 10h50, dans les conditions connues à Chamonix en 2017. Entre les névés (qui ralentissent le rythme considérablement) et la canicule. Alors, oui, Xavier peut être pleinement satisfait, c’est clair ! ».

 

Manger… pour ne pas craquer !

L’une des difficultés majeures, sur ce Marathon du Mont Blanc, c’était de s’alimenter. « Avec des températures pareilles, personne n’a faim » confirme Xavier Thévenard. « Sur ce Marathon du Mont Blanc, c’était clairement un facteur pour réussir sa course. Je n’avais rien envie de manger avec cette chaleur mais cela aurait été une erreur. Tu es rapidement écœuré par tout, pendant l’effort avec un Mercure comme on l’a connu à Chamonix ce week-end, mais tu es obligé de t’alimenter si tu veux tenir le coup. »

« C’est aussi clairement un facteur de récupération, ça va aider à ne pas aller jusqu’à des niveaux de fatigue qui pourraient ensuite retarder considérablement la récupération de ta course. Il ne faut pas mettre ton organisme en état de stress avancé. Ton organisme pompe dans ses réserves, ça lui coûte énormément, c’est vécu comme une mise en danger » explique Benoît Nave, notre nutritionniste Baouw, présent lui aussi à Chamonix. « Plus la situation est analysée comme dangereuse, plus ton organisme t’empêchera de reproduire cette situation, par instinct de survie. C’est un peu comme si la machine coupait les circuits, pour se protéger. »

 

Benoit Nave et Xavier Thévenard

 Xavier Thévenard dans les mains de son ostéopathe nutritionniste Benoît Nave pour ses soins d’après victoire sur le 90 km du Marathon du Mont Blanc.

©Stef Balbo

L’effet coupe-faim

« Le problème » poursuit notre vainqueur « c’est la sensation de faim. Elle est limitée pendant l’effort. D’ailleurs, quand tu t’arrêtes complètement après un effort, tu n’as pas faim directement. Après, en revanche, tu peux être affamé ! J’ai eu très faim le soir après mon arrivée sur ce 90Km du Mont Blanc. L’appétit a commencé à revenir au dîner. Mais en course, la chaleur te plombe. C’est difficile d’y aller à la sensation. L’idée même de manger - quoi que ce soit d’ailleurs - te déplaît quand il fait aussi chaud qu’à Chamonix cette fois. Il faut te forcer à manger, c’est quand même dingue ! » sourit Xavier Thévenard.

 « Mon secret sur ce 90Km du Mont Blanc ? M’en être tenu à mon protocole. Ne pas avoir écouté mon ventre mais ma tête » résume Xav. « Avec Ben, nous avons fait mon protocole comme d’habitude et je l’ai suivi. Comme d’habitude. Côté alimentation, j’ai donc fait pratiquement comme s’il ne faisait pas si chaud. J’ai mangé 7 barres Baouw au total, en alternant les saveurs entre quinoa-pistache-citron vert (dont la fraîcheur passe super bien à l’effort quand il fait aussi chaud que sur ce Marathon du Mont Blanc), la Baouw XT betterave-piment d’Espelette et la Baouw cacao-vanille-noisettes. »

 

Hypoglycémie or not hypoglycémie ?

 « J’ai pris des bouchées chaque fois que je sentais que, sans cela, ça allait devenir compliqué » répond Xavier. « Je n’ai surtout pas attendu les signes avant-coureurs de l’hypoglycémie et si j’ai un conseil à donner, c’est bien cela ! Je n’attends jamais les premiers signaux de l’hypo, je prends une moitié de Baouw parce que je sais que c’est important. Dès que je sens ma lucidité baisser, hop, je sors ma « trousse de secours » : la Baouw aux aguets dans la poche avant de mon Camelbak ! Et ce n’est pas un coup de pub, c’est juste vrai. »

  

Nom de code : Baouw XT

 En parlant de coup de pub, Xav, petite digression, c’est quoi ta fameuse « barre XT » ?

« XT comme Xavier Thévenard, of course ! Quand Benoît m’en a parlé, au départ, au bord du lac d’Annecy, j’avoue que j’ai d’abord trouvé ça surprenant. C’était inédit, je pense, cette association d’un nom à quelque chose d’alimentaire. Un pro-model, dans ce domaine, je ne crois pas que cela existait. Mais l’idée me plaisait, justement, que cela n’ait jamais été fait auparavant. C’était un peu comme si c’était une aventure. Je me suis dit : ma foi, pourquoi pas ? On a hésité entre la Baouw patate douce, parce que j’en mange beaucoup, et la Baouw betterave. Finalement, c’est celle-ci qui l’a emporté et j’en suis heureux. Elle respire le terroir, la Baouw betterave, avec son sel de Guérande et son piment d’Espelette, que des ingrédients de qualité, produits localement. »


Baouw XT

 « Et puis » enchaîne Xav, « la betterave, c’est un aliment qui tape à l’œil du sportif d’endurance que je suis. Vasodilatatrice, elle est l’amie de l’effort. Il y a plein de bonnes choses dedans. C’est pour cela que beaucoup de sportifs boivent du jus de betterave. Par ailleurs, pour être tout à fait transparent, chaque fois que quelqu’un mange une Baouw betterave, il m’aide un petit peu puisque je touche des droits. Une vraie belle façon qu’a Baouw de me prouver que c’est bien un peu « ma » barre (rires). »

 

À chaque aliment, son moment

 « Le piment d’Espelette a un côté tonique et chaud que j’aime bien, dans certaines conditions ! Là, c’est sûr que la chaleur, j’en avais assez ! (Rires) Mais sur l’UTMB l’année dernière, par exemple, elle m’a bien réconforté, par moments. Petit défi à relever, d’ailleurs, mes amis de Baouw : à quand une compote ?! Dans ces conditions-là, ce serait vraiment parfait. » À bon entendeur…•

 

 Xavier Thévenard UTMB

 Autre point qui nous est cher, chez Baouw : le mental. La puissance de l’esprit, de la volonté. L’optimisme. « Pour tenir le coup sur ce Marathon du Mont Blanc, je me répétais tout le long : « Ici et maintenant », « Fais ce que tu sais faire, du mieux possible », « Ça va revenir, ça va revenir » témoigne Xavier Thévenard.

©Peignée Verticale


 

 

Photos © Stef Balbo / Baouw

La petite équipe Baouw remercie Philippe pour le prêt de son beau chalet chamoniard ! :-)

Toutes les news