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Le Blog Baouw

Le tube de l'année

C’est le tube de l’année. Un refrain mélodieux et entêtant que l’on a envie de fredonner par toutes les saisons. Johanne Defay, l’une des meilleures surfeuses du planisphère, victorieuse sur des spots mythiques dont la simple évocation met des étoiles et de l’écume dans les yeux, rejoint la famille Baouw. Quatrième mondiale sur le circuit professionnel l’année passée, la Réunionnaise fait déferler, par son énergie communicative, son talent rare et son expérience au plus haut niveau, une vague de soleil, de fraîcheur et de performance sur la Team des Baouwers.
Johanne Defay
Surfant dans un océan de sérénité et de détermination, Johanne Defay nous a conquis par sa vision d’une discipline qu’elle pratique non pas comme un simple sport mais comme un véritable mode de vie, sain, hédoniste et responsable, au plus proche des éléments. Celle qui préfère les bains de houle aux bains de foule est la quatrième athlète à relever notre Casting de Rêve. Rencontre avec celle qui croque la vie comme elle surfe : avec une gourmandise qui n’a d’égal que sa passion.

TOURNETTE, ÉQUILIBRE DE VIE & MONTAGNES D’EAU

Johanne, qu’est-ce que cela fait d’être ce petit trublion venu de l’océan qui intègre une tribu de montagnards ?

Je le considère plutôt comme une chance ! Au contraire, c’est une opportunité que de pouvoir s’ouvrir à de nouvelles rencontres et d’autres univers. Et puis, il existe de nombreux points communs qui nous rapprochent : la nature est notre terrain d’expression, nous partageons les mêmes valeurs, et personnellement, j’adore crapahuter en montagne. 
 

Cela fait longtemps que tu connais Baouw ? Te souviens-tu de la première fois que tu as goûté à l’une de nos barres ? 

Avant de rejoindre la Team des Baouwers, j’ai d’abord été cliente ! En effet, mon conjoint, qui est également mon coach, m’a fait découvrir la marque à l’occasion d’une randonnée sur les hauteurs du lac d’Annecy, où nous revenons régulièrement puisqu’il s’agit de sa terre natale. Nous grimpions un grand classique de la région: la Tournette. Un peu avant d’arriver au sommet, j’ai senti qu’il fallait que je fasse une petite pause car l’hypoglycémie guettait. Simon m’a alors tendu 2 barres : l’une MYRTILLE – NOISETTE – BOURGEON DE SAPIN, l’autre CACAO-NOISETTE-VANILLE. J’ai adoré. Elles étaient légères et hyper digestes. J’ai eu la sensation de me faire du bien… Je me suis sentie revigorée, sans pour autant qu’elles me restent sur l’estomac, comme cela pouvait être le cas avec celles que je consommais avant, très sucrées. 
 
« Avant de rejoindre la Team des Baouwers, j’ai d’abord été cliente ! »

Quelles sont les valeurs que tu partages avec la marque ? 

Pour commencer, je suis très contente de rejoindre un partenaire français, qui revendique un véritable ancrage local. Ensuite, je me retrouve totalement dans ce message de santé par le sport. Mon bien-être passe par le fait d’être en mouvement et d’avoir une alimentation saine. Avant même d’évoquer la performance, je m’épanouis dans ce mode de vie sain, qui consiste à prendre soin de son corps et de la nature. 
 
« Avant même d’évoquer la performance, je m’épanouis dans ce mode de vie sain, qui consiste à prendre soin de son corps et de la nature. »

Comment définirais-tu ton rapport à la nature ? 

J’utiliserais le mot ‘quotidien’. Car j’ai la chance d’avoir fait de ma passion mon métier. En grandissant à La Réunion, je n’ai pas connu les contraintes de l’hiver : je suis dans l’eau toute l’année, je côtoie la nature tous les jours ! L’autre terme adapté, ce serait ‘vital’. Puisque ce rapport quotidien à la nature est absolument fondamental pour mon équilibre. J’y puise un profond bien-être. 
 

En tant que surfeuse, quelle relation entretiens-tu avec la montagne ? Quelle différence ressens-tu entre le fait d’accéder à un sommet et de surfer une vague ? 

Je prends beaucoup de plaisir lorsque je pratique d’autres activités natures que le surf, néanmoins, rien ne me procure autant de sensations qu’une session dans l’océan. C’est certainement dû à la dimension méditative qu’induit le surf. Lorsque je sors de l’eau, je suis calme et apaisée. Je ressens une profonde sérénité, un réel sentiment de zénitude, comme si l’océan m’avait lavé de toutes mes préoccupations. Après une balade en montagne, je me sens plutôt vidée. J’acquiers du bien-être lié à l’effort effectué dans ce cadre hyper paisible, mais je n’ai plus d’énergie ! La montagne n’étant pas mon milieu naturel, elle épuise plus rapidement mes batteries. 
 
« Lorsque je sors de l’eau, je suis calme et apaisée. Je ressens une profonde sérénité, comme si l’océan m’avait lavée de toutes mes préoccupations. »
Johanne Defay

Tu l’as compris, étant plutôt originaires de la montagne, le surf est un univers qu’il nous reste à découvrir. Pourrais-tu nous donner une envie irrépressible de pratiquer en quelques phrases ? Peux-tu nous décrire ce que tu ressens dans l’eau ? 

Au-delà du bien-être intérieur qui découle de chaque session, il y a ce kiff que tu rencontres à l’instant de glisser. Une sensation qui se rapproche très certainement des sports de neige sauf que là, chaque vague est unique. À chaque vague, tu peux innover, expérimenter, créer… Aussi, chaque spot a sa personnalité et chaque planche ses spécificités. Enfin, les conditions sont extrêmement changeantes. Entre le vent, la houle, la météo… Ça fait un paquet d’éléments que tu ne maîtrises pas et qu’il faut gérer. Cela fait briller une capacité que j’adore : l’adaptation. Là réside la qualité qui fait les bons surfeurs. (Un temps de réflexion) Pour finir, ce serait mentir que l’on ne recherche pas un peu d’adrénaline : lorsque tu as des montagnes d’eau qui t’arrivent dessus, tu te sens vivante ! 
 
« Le surf fait briller une capacité que j’adore : l’adaptation. Là réside la qualité qui fait les bons surfeurs. »

FREESTYLE, CALL & BONNES ODEURS

Quelle place occupe la nutrition dans ta carrière et plus globalement dans ta vie ? Comment la gères-tu au quotidien ? 

Chez moi, tout est lié ! Mon rapport à l’alimentation traduit ma personnalité et correspond à mon tempérament. Des directives trop strictes et contraignantes ne pourraient matcher avec mon caractère. Le surf, c’est une histoire d’adaptation perpétuelle. Donc je fonctionne beaucoup au feeling et à l’instinct. D’ailleurs la première fois que j’ai travaillé avec un coach mental, il me l’a fait remarquer : « T’es un peu freestyle toi ! ». Il avait totalement raison ! (Sourire) Et c’est comme cela que je gère mon alimentation. En phase avec mes convictions, ma démarche de performance et mon plaisir : je n’ai pas de balance et je ne contrôle pas trop mon poids, juste ma forme ! 
 
« Mon rapport à l’alimentation traduit ma personnalité et correspond à mon tempérament. »

 
Et au quotidien comment cela se traduit dans ton « modèle alimentaire » ? 

Les principaux piliers sont : consommer des produits frais, les cuisiner à la maison et veiller à ce qu’ils assurent une alimentation saine, variée et équilibrée. Je ne suis pas de régime. Je mange de tout et j’adore diversifier. L’alimentation a aussi une dimension très symbolique me concernant. Ayant beaucoup voyagé dès mon plus jeune âge pour les compétitions, découvrir ce que mangent les gens du pays, c’est un super moyen de se dépayser et de s’imprégner de la culture. C’est aussi un formidable vecteur de partage. Je revois l’image de mes parents qui s’affairent derrière les fourneaux pour toute la famille, les odeurs qui s’échappent de la cuisine et viennent nous chatouiller les papilles… 
Johanne Defay

Le surf à haut niveau est certainement l’un des sports avec le format de compétition le plus singulier. Peux-tu succinctement nous l’expliquer et nous décrire comment tu gères ton alimentation sur ces épreuves qui durent parfois plusieurs jours ? 

Le surf est certainement le sport le plus soumis aux aléas. C’est la raison pour laquelle chaque manche du circuit professionnel s’étend sur une douzaine de jours : afin de se donner un maximum de chances de rencontrer une fenêtre où les planètes s’alignent, avec de bonnes conditions de vagues et une météo correcte. Ainsi, tous les matins, les organisateurs et les juges réalisent le « call » des surfeurs sur le spot et nous informent, si oui ou non, c’est bien aujourd’hui que nous allons concourir… Pour faire simple, il faut que je sois prête à surfer à n’importe quelle heure. Par conséquent, lorsque les séries tombent sur un horaire complexe, trop proche ou trop loin d’un repas, je compense toujours par une petite barre ou une compote afin d’être sûre d’avoir un maximum d’énergie pour ma manche, sans que cela ne me reste sur l’estomac !
 
« Lorsque les séries tombent sur un horaire complexe, je compense toujours par une petite barre ou une compote afin d’être sûre d’avoir un maximum d’énergie pour ma manche, sans que cela ne me reste sur l’estomac ! »

BI-QUOTIDIEN, CROWDFUNDING & G-LAND

Le surf comme le skate sont des disciplines, voire des cultures à part entière, qui peuvent être considérées dans l’imaginaire collectif comme des loisirs plutôt que comme de véritables sports. On soupçonne difficilement tout le travail de l’ombre que cela sous-entend pour faire du surf à haut-niveau… 

Le surf est incomparable avec certains sports d’endurance où la répétition des efforts intenses voire la souffrance physique semblent paver le chemin vers le succès. En revanche, comme le coureur ou le cycliste, le surfeur s’entraîne quotidiennement et passe des heures et des heures dans l’eau pour prendre de l’expérience, maitriser son matériel, apprendre à lire l’océan et être en rythme avec lui… Je crois que ce volume incompressible de temps à répéter ses gammes, c’est le propre des sports techniques. L’aspect haut niveau se retranscrit également dans le quotidien que l’on mène. Je suis loin de chez moi 8 mois sur 12. Pour certains, une vie faite de voyages, c’est une vie de rêve. En réalité, lorsque cela fait 10 ans que vous bourlinguez aux quatre coins du monde, cette vadrouille incessante peut devenir pesante. 
 

Comment s’entraîne-t-on lorsque l’on fait du surf sur le meilleur circuit mondial ? 

Déjà, la base, c’est d’aller surfer tous les jours. Comme je l’évoquais, c’est un sport technique qui requiert énormément d’expérience. La sensation de glisse et le contact avec l’eau doivent être entretenus quotidiennement. Ensuite, on travaille beaucoup la musculation et la proprioception. L’endurance, développée en course à pied, à vélo ou en natation, est un autre pilier de notre performance. Enfin, j’apprécie le yoga pour les qualités de souplesse et de discipline qu’il cultive. (Un temps de réflexion) En somme, une journée classique va s’articuler autour d’une session de surf, une séance de musculation ou une sortie en endurance et un yoga.  
 
« En somme, une journée classique va s’articuler autour d’une session de surf, une séance de musculation ou une sortie en endurance et un yoga. »  
Johanne Defay

Le surf étant un sport privé tu dois aussi gérer ta carrière comme une petite entreprise. En 2015, tu as même créé une campagne de financement participatif pour t’aider à boucler ton budget. Peux-tu nous raconter cet épisode que l’on interprète comme une réelle preuve de détermination ? 

Lors de ma première année sur le circuit professionnel, je termine à la 8ème place du classement général. Une performance historique puisque jamais réalisée par une française. Cela faisait deux ans que je composais sans sponsor principal mais je me suis dit, à tort, qu’avec ce top 10, une grosse marque allait toquer à la porte et m’aider à financer mon projet. Il faut savoir qu’une saison sur le ‘World Tour’ coûte environ 80 000 euros, simplement pour rentrer dans ses frais… J’ai ressenti une certaine forme d’injustice et je me suis alors sentie légitime pour revendiquer que ce n’était pas normal que cela arrive en France. Avec mon conjoint, on a donc lancé un crowdfunding pour m’aider à réunir le budget nécessaire. En 4 ou 5 jours, nous avions bouclé ce dernier. J’ai été surprise et touchée par tout le soutien que j’ai reçu. Cela m’a nourri et mis du baume au cœur. Avec le recul, cette étape fut très bénéfique : elle m’a donné encore plus de confiance en moi et en mon projet !
 
« Avec mon conjoint, on a donc lancé un crowdfunding pour m’aider à réunir le budget nécessaire. »

Quels sont les péchés mignons que tu te plais à manger après une belle séance ? 

Je suis absolument fan des fruits tropicaux et la mangue de La Réunion est pour moi indétrônable. Tout comme l’avocat. Sinon, le chocolat passerait la ligne d’arrivée loin devant tous les autres si mes péchés mignons faisaient une course ! (Sourire) 
 

Quel regard portes-tu sur ton année 2021 ? La considères-tu comme ta meilleure saison ? Et quels seront tes objectifs pour 2022 ? 

Je suis fière de ma saison, que je considère comme réellement aboutie, avec deux finales, une victoire et une 4ème place au ranking final. Pour 2022, il est assez difficile de se projeter pour plusieurs raisons : premièrement, il y aura pas mal de nouveaux spots de compétition que l’on connait moins bien ; deuxièmement, de nouvelles athlètes intègrent le circuit ; enfin, de nouvelles règles avec un cut au bout de 5 épreuves vont venir pimenter le début de saison ! J’espère que face à tous ces chamboulements, l’expérience va payer ! La vague de G-Land en Indonésie ressemble beaucoup à celle qui déferle chez moi et sur laquelle je m’entraine régulièrement : une belle gauche, sur du rif… J’ai coché cette date dans mon calendrier ! (Clin d’œil) 
Johanne Defay
©Trent Callaghan Photography
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par admin admin le 31 janv. 2022 à 10h52

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