Templiers : la sage leçon de Xavier Thevenard

Templiers : la sage leçon de Xavier Thevenard

Il y a quelques semaines, Xavier Thévenard annonçait, tout feu tout flammes, qu’il participerait au Festival des Templiers. Fort de son nouveau podium sur l’Ultra-trail du Mont-Blanc®, il a coché cette belle course, non prévue à son programme initial. Il a, hier, annoncé qu’il renonçait*. Ça nous amène à te parler d’un truc pas très connu, que Xav sait super bien gérer : l’équilibre, la balance, entre système orthosympathique et système parasympathique.


* Son témoignage est à relire ci-dessous, tellement instructif pour la vie de tous les jours.


D’abord, un peu d’explication de texte :

Orthosympathique : c’est le temps de l’action.

Parasympathique : c’est le mode de la récupération, de la régénération, de la reconstruction.


Ensuite, Benoît Nave, notre nutritionniste Baouw et coach de Xavier Thévenard, t’explique tout :


« C’est le yin et le yang. On ne peut pas rester en orthosympathique. Ce sont les deux systèmes énergétiques de notre entité (corps-esprit). Ce sont les deux systèmes régulateurs de l’intégralité de nos fonctions cérébrales et somatiques. Je m’explique : de tout ce que tu peux percevoir de ton corps et même de ton être (ton état psychique, etc.). Ce sont les deux piliers de ton système nerveux autonome.


Ils fonctionnent un peu comme une horloge comtoise qui bascule sans arrêt d’un côté puis de l’autre. Quand l’un est activé, l’autre réagit aussitôt. Quand tu as un stress, ton système orthosympathique s’active. Si le système parasympathique n’était pas là pour le réguler aussitôt, ta fréquence cardiaque s’emballerait tant que ce ne serait pas viable. Quand l’un est activé, l’autre le « tamponne ».


              Trail Baouw Montagne

              En photo : Rachel Coeurdane, responsable Events chez Baouw, et Lorna Bonnel, notre ambassadrice (2e mondiale en ski-alpinisme) cet automne dans le Beaufortain. 


C’est cet équilibre qui nous maintient en bonne santé. Quand on passe trop de temps en orthosympathique (sans se reposer, donc), on s’auto-brûle, on se consumme. On s’auto-détruit. C’est le burn-out. Burn-out sportif ou burn-out professionnel ou burn-out parental ou burn-out psychologique, etc. Il faut avoir « brûlé » pour reconstruire, donc les deux temps sont nécessaires. Mais chez des gens sportifs, très actifs, c’est souvent le temps parasympathique qui n’est pas assez respecté. En tant que coach, j’insiste beaucoup sur la récupération. De nombreux athlètes - de tous niveaux - sont naturellement en sur-entraînement, par exemple. Il faut les cadrer, les limiter.


Il y a une accoutumance à l’orthosympathie car tu baignes dans un jus d’adrénaline et de cortisol qui sont des neuro-hormones stimulantes : psycho-stimulantes, elles sont énergisantes, anti-inflammatoires… C’est un peu comme une drogue. C’est pour cette raison que quelqu’un toujours sur l’ortho va ressentir comme un « blues » au moment de passer au mode parasympathique (mode canapé). On se sent déprimé voire presque malade temporairement. Il faut accepter, au début, quelques moments moins bien, quand on n’a pas l’habitude de se reposer. Car il faut véritablement « apprendre » ce mode parasympathique, pour certains.


Quand tu fais un gros bloc d’entraînement ou que tu as couru une compétition-objectif, tu dois enchaîner avec une coupure. Et les sportifs - de tous niveaux - ont l’impression d’être à deux à l’heure. C’est ce moment qu’ils redoutent tant. Alors que, encore une fois, il était nécessaire. Plus le phénomène est marqué au repos et plus il était nécessaire. Les performances et la santé sont améliorées. Et encore plus sur la durée.

             Pause recup Baouw

             Photo : petite pause balade tranquille pour Rachel, Lorna et Alexia (qui s'occupe de tes commandes sur notre boutique en ligne). 

Il faut bien comprendre aussi que tous les stress se cumulent : vie professionnelle, sport, vie de famille… Le corps ne fait pas de différence sur l’origine des stress, il les additionne et ils se démultiplient donc. Il y a un effet de trop-plein qui guette. Les conséquences ne sont pas forcément psychologiques (avec un burn-out ou autre), elles peuvent être physiologiques avec l’apparition de symptômes extrêmement divers, et jusqu’aux cancers, maladies cardio-vasculaires. Le premier organe atteint par le stress est l’intestin. Or l’intestin est la clé de la santé. »

Alors repos ! Compris ? Ordre du coach. •


Par Myriam Cornu



Barre Baouw à la cerise pour la récupérer

Profite de ta pause canapé pour lancer la régénération cellulaire et musculaire : mange une barre Baouw de la gamme Endurance (600 mg de BCAA par barre). Eh oui car Baouw, c’est aussi fait pour te fournir un en-cas sain ! Nos barres ne sont pas conçues pour être utilisées seulement pendant l’effort. C’est pour cette raison qu’elles sont vendues dans de nombreux magasins bio et que les enfants peuvent les manger sans souci (pas d’effet d’hypoglycémie réactionnelle).



Photos © Stef Balbo / Baouw sauf la première, de Xavier Thévenard allongé © Amélie Verguet. 


                Pause yoga barres Baouw

                Anna, responsable du site et de la boutique en ligne Baouw, en pleine pause yoga à Annecy. 


Le témoignage de Xavier Thévenard sur le Festival des Templiers


« Notre corps a une formidable faculté d’adaptation à de nombreuses situations. Il nous guide au quotidien dans nos actions, dans nos choix. Être à l’écoute de son corps, c’est à mon sens, essentiel pour pouvoir profiter pleinement de la vie. Les saisons sont longues, quand un objectif arrive, j’essaye de m’investir du mieux possible en m’adaptant aux différentes situations du moment. Souvent, quand les événements se déroulent bien, quand les objectifs sont atteints, de l’extérieur, on peut penser que c’est facile, car on ne voit que la face vertueuse de la réussite. Mais la vérité est loin d’être simple, on a rien sans rien. C’est aussi une des raisons pour laquelle je pratique intensément le sport, car tous les jours il faut sortir de sa zone de confort, et en faisant ce choix, je m’épanouis à travers l’effort physique en pleine nature. On ne se rend peut-être pas forcément compte de cela derrière un écran, mais dans une saison, les périodes de fatigues sont nombreuses. Mon corps et ma tête son souvent en opposition. Ma tête est toujours partante pour aller dehors, elle trouve toujours une opportunité, une motivation pour pratiquer une activité sportive. Seulement mon corps n’est pas toujours en symbiose avec ma tête, souvent il ne trouve plus l’énergie nécessaire pour avancer. ?Alors à ce moment-là, c’est à moi de trouver l’équilibre indispensable pour que ma tête ne soit pas trop frustrée et que mon corps puisse récupérer et repartir. ⚖️

Il y a un mois, je me suis laissé emporter par mes envies, en mettant un peu de côté mon corps. Pour clôturer ma saison, j’étais euphorique à l’idée de participer à cette belle course des Templiers, qui, à la base, n’était pas prévue au programme. Je suis donc reparti sur un bloc d’entrainement, seulement au fil des séances, j'ai bien senti que mon corps ne suivait pas.

Ma dernière analyse de sang est en corrélation avec mes sensations. Nous sommes tous des humains et que l’on soit en fin ou au milieu de classement, sur une course, nous percevons tous les mêmes sensations. La seule différence, c’est qu’aux avants postes, nous nous faisons plaisir à une vitesse un peu plus élevée car notre corps depuis notre enfance est peut-être plus apte à s'adapter à l’effort d’endurance.

 Aujourd’hui, avec mon entourage, nous avons décidé qu’il était plus sage de mettre un terme à ma saison. Je profite au passage pour remercier tous ceux qui m'ont accompagné et soutenu durant cette année. Maintenant place à la récup, ensuite je repartirai sur les skis avec des idées et des envies plein la tête pour l’année prochaine !»

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